-Patrice Beaudry, kinésiologue, naturothérapeute et fondateur Elle-Fit

Le poisson est une très bonne source de protéines, d’oméga-3 AEP et ADH (surtout si ils sont sauvages), de vitamines et minéraux et aussi d’antioxydants.

Cependant, certains poissons et aliments de la mer sont souvent pointés du doigt pour leur contenu parfois élevé en mercure et autres contaminants, notamment les BPC (biphényles polychlorés). Les femmes enceintes, celle qui prévoient l’être et aussi les mamans qui allaitent, reçoivent comme recommandation de porter une grande attention à leur consommation de poissons. Cela dit, tout le monde devrait porter une certaine attention à la consommation de ces aliments. En effet, le corps n’est pas capable de rejeter tout le mercure et son accumulation dans les différents tissus peut avoir des répercussions sur la santé: perturbation des systèmes hormonal, nerveux, rénal, du cœur, entre autres. De façon générale, les poissons les plus contaminés au mercure sont les gros poissons qui vivent longtemps et ceux de type prédateur. Plusieurs exemples: thon, requin, brochet, orange roughy. Par contre, d’autres poissons peuvent aussi être contaminés de façon élevée selon leur habitat, par exemple le saumon sauvage d’Alaska est très peu contaminé comparativement à d’autres saumons.

Donc, qu’est-ce qu’on fait avec ça? Doit-on arrêter de manger du poisson? Non, pas du tout. Premièrement, une chose importante à mentionner, le poisson est une très bonne source de sélénium. Le sélénium est un oligo-élément, c’est-à-dire qu’on en a besoin qu’en très petite quantité. Il agit comme antioxydant, est important pour le fonctionnement du métabolisme thyroïdien mais, aussi, le sélénium intervient dans les mécanismes d’expulsion des métaux lourds, dont le mercure. La nature est bien faite!

Finalement, plus souvent qu’autrement, favoriser les poissons et aliments de la mer suivants:

le hareng, le maquereau, les sardines, le saumon sauvage d’Alaska, l’aigle fin, la truite arc-en-ciel, la crevette, les anchois, la moule et l’huître, entre autres.

RÉFÉRENCES

http://www.ewg.org/
http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/chem-chim/environ/mercur/cons-adv-etud-fra.php
http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/chem-chim/environ/pcb-bpc/index-fra.php
http://www.extenso.org/article/quels-poissons-contiennent-le-plus-de-mercure/